3 phrases à ne pas dire à vos enfants sur l’école

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Points clés à retenir

  • Tu pourrais avoir de meilleures notes : cette phrase axée sur le résultat peut engendrer peur de l’échec et perfectionnisme ; préférez valoriser les efforts.
  • Regarde ton frère ou ta sœur : la comparaison nuit à la confiance et à la motivation intrinsèque ; concentrez-vous sur les progrès personnels.
  • L’école ne sert à rien : même dite sur le ton de l’humour, elle dévalorise l’apprentissage ; adoptez un discours positif sur l’utilité des études.

Dans mon quotidien avec mes trois enfants, je dois avouer que j’ai souvent entendu mes propres paroles résonner d’une manière que je n’avais pas anticipée. Je vous le dis franchement : il m’est arrivé de balancer des phrases toutes faites pendant les devoirs, sans réaliser l’impact qu’elles pouvaient avoir. La réalité, c’est que certains mots, prononcés spontanément, peuvent décourager un enfant bien plus qu’on ne le croit. Une psychologue, Moune Haguenauer confortablement installée dans son cabinet, a identifié trois phrases auxquelles je me suis moi-même surprise à penser.

1. « Tu pourrais avoir de meilleures notes si tu faisais plus d’efforts »

Chez nous, ça donne souvent lieu à un grognement de ma part quand je vois les notes de ma fille de sept ans. « Tu pourrais faire mieux », je me retiens parfois de dire. Mais cette phrase, même prononcée avec une intention d’encouragement, envoie un message bien différent. L’enfant entend : ce que tu fais n’est jamais suffisant, ta valeur dépend du résultat. Comme me l’explique la psy : « L’enfant peut développer une peur de l’échec, un perfectionnisme malsain et même une perte de confiance en lui. »

Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est qu’il vaut mieux remplacer cette critique par des questions ouvertes. Plutôt que de pointer du doigt la note, demandez-lui « Qu’est-ce qui t’a semblé difficile ? » ou dites-lui « Je vois les efforts que tu fais, c’est ce qui compte. » Ces phrases séparent l’enfant de son résultat et favorisent la progression plutôt que la performance pure.

2. « Regarde comment ton frère/ta sœur réussit »

Ah, la comparaison ! Je confesse, entre nous parents, que c’est un piège dans lequel je tombe régulièrement en ce mai 2026. Mon aîné pianote sur les tables de multiplication alors que son petit frère de cinq ans a déjà du mal à compter jusqu’au bout. Pourtant, la psychologue le dit haut et fort : « La comparaison est très rarement une motivation saine. »

J’ai testé, et je confirme : lorsque je compare mes enfants, ils se referment comme des huîtres. Ma fille se met à travailler non par curiosité mais par peur des reproches. La spécialiste ajoute que ça peut créer jalousie et rivalité, au lieu de les pousser vers l’amour de l’apprentissage. Alors, que faire ? Dites plutôt : « Ce qui compte, c’est tes progrès à toi », ou « Comparons ce que tu savais faire avant et maintenant. »

3. « L’école ne sert à rien » (ou « moi aussi je détestais l’école »)

Ça peut sembler anodin, surtout quand on veut être complice avec son enfant. Entre nous, j’avoue avoir parfois la tentation de dire « L’école, quelle corvée. » Mais la réalité, c’est que nos rejetons nous prennent pour modèle. Si vous dévaluez l’école, ils la dévalueront aussi. La psychologue prévient : « Cette phrase banalise le désengagement et transmet une vision négative de l’apprentissage. » Et à long terme, ça peut mener l’enfant à penser que l’effort scolaire est inutile.

Je vous le dis franchement : sur le terrain, j’ai remarqué que mon fils de sept ans reprenait exactement mes mots – et pas les meilleurs ! Si je chouine sur les devoirs, il chouine deux fois plus fort. Alors, mieux vaut adopter un discours constructif : « Certaines matières sont difficiles, mais apprendre peut aussi être intéressant », ou « Le plus important, c’est de comprendre et progresser. » Ces phrases-là, elles font une réelle différence sur la persévérance scolaire.

En somme, on n’a pas besoin d’être parfait – je suis loin de l’être –, mais un peu de conscience dans nos paroles peut transformer la façon dont nos enfants abordent leurs études. Et vous, avez-vous déjà surpris vos propres phrases démotivantes ? Je suis curieuse de lire vos expériences dans les commentaires.

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