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Ce qu’il faut retenir
- Harry Potter reste un formidable déclencheur d’envie de lire, même s’il ne faut pas en attendre des miracles scolaires.
- Les écrans ont changé la donne, mais on peut réintroduire le livre comme un plaisir quotidien et non comme une obligation.
- Des alternatives existent, loin de Poudlard, pour entretenir la flamme chez nos enfants.
Il y a des soirs, chez moi, où le salon ressemble à un champ de bataille. Les cahiers traînent, la télé réclame, et pourtant… l’un de mes trois enfants décroche un livre sans rien demander. Je vous le dis franchement, ces moments-là me remplissent de fierté. En septembre 2026, Harry Potter fête ses vingt-neuf ans (le premier tome est sorti en 1997), et c’est toujours le livre que mes enfants se disputent.
Entre nous, parents, on sait bien que la lecture n’est pas un long fleuve tranquille. Une enquête PISA publiée récemment a de quoi faire grincer des dents quand on voit les résultats des ados français en compréhension de l’écrit. Mais dans mon quotidien avec les enfants, je constate autre chose. Le livre peut encore allumer une étincelle.
Pourquoi Harry Potter fait encore rêver
Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que les enfants ont besoin d’un univers qui leur appartient. Harry Potter, c’est magique, c’est accessible, c’est un peu effrayant aussi, et surtout ça donne envie de tourner les pages. Même ma fille de 5 ans, qui ne sait pas encore lire, me réclame l’histoire du petit sorcier chaque soir.
Une institutrice de CM2, Virginie Lemerle, a même fait de la saga le fil rouge de son année scolaire. Elle répartit ses élèves en maisons et voit la motivation grimper, même chez ceux qui rechignent d’habitude. Comme quoi, une histoire bien racontée, ça peut faire des miracles.
Les écrans dans le paysage
La réalité, c’est que nos enfants baignent dans les écrans. Les réseaux sociaux, les vidéos courtes, tout ça capte leur attention et c’est dur de lutter. Pourtant, une libraire de Montpellier rappelle qu’il ne faut pas hiérarchiser les lectures. Les BD, les mangas, ça compte. L’essentiel, c’est que l’enfant prenne plaisir à lire, peu importe le format.
Dans mon quotidien avec les enfants, on a instauré des rituels : quinze minutes de lecture avant de dormir, sans téléphone, sans télé. On ne lit pas pour un questionnaire, on lit pour voyager. Et le soir où mon aîné a fini son premier gros chapitre tout seul, je vous jure que j’avais la larme à l’œil.
Que lire après Harry Potter ?
Il y a le débat autour de J.K. Rowling, c’est vrai. Chez nous, on en parle avec les enfants quand ils posent des questions. Mais on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. On peut acheter d’occasion et explorer plein d’autres pépites. Voici quelques recommandations testées et approuvées :
- Magic Charly, d’Audrey Hallouet : deux tomes qui racontent l’apprentissage d’un sorcier, parfait pour les 8-12 ans.
- Percy Jackson, de Rick Riordan : de la mythologie, de l’action, idéal pour ceux qui aiment l’aventure.
- Akata Witch, de Nnedi Okorafor : pour les ados, une école de magie enracinée dans la culture nigériane.
- Mille Pertuis, de Juliette Tévenon : des sorcières décalées à la Famille Addams, une ambiance unique.
Transmettre le plaisir avant tout
Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est qu’on ne force pas un enfant à aimer lire. On l’accompagne. On lui montre que les livres sont des portes ouvertes. Avec mes trois enfants, j’adapte : pour la petite, des imagiers ; pour les grands, des romans. Et je les vois faire semblant de ne pas m’écouter quand je lis à voix haute, mais je sais qu’ils boivent chaque mot.
Alors, Harry Potter est-il le sauveur de la lecture ? Non, mais c’est un merveilleux allié. La vraie magie, c’est de partager ça en famille, entre deux crises de nerfs et un biberon. Je vous le dis franchement, ça vaut tous les écrans du monde.
Mère de trois enfants (1 an, 5 ans et 7 ans), je jongle quotidiennement entre les biberons, les devoirs et les crises de nerfs. Après plusieurs années à naviguer entre couches et cahiers d’école, j’ai décidé de partager mon expérience de maman imparfaite mais investie. Mon objectif ? Accompagner d’autres parents dans cette aventure folle qu’est la parentalité, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité.
