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Ce que j’ai retenu dans mon quotidien avec les enfants
- Régulation : Ces jeux physiques aident les enfants à évacuer leur trop-plein d’énergie et à mieux connaître leur corps.
- Cadre : La clé est de poser des règles claires (« on ne se fait pas mal ») et de rester vigilant sans intervenir systématiquement.
- Signaux : Il faut arrêter le jeu dès qu’un enfant dit non, pleure ou n’est plus dans le partage.
Le salon, terrain de jeux… ou de combat ?
Je vous le dis franchement… entre mon grand de 7 ans, ma cadette de 5 ans et le petit dernier d’1 an qui observe déjà tout, les bagarres font partie du décor. Ils roulent par terre, se poursuivent et finissent souvent en tas sur le canapé. Au début, ça me stressait. Est-ce normal ? Est-ce que je devrais tout arrêter ? La réalité, c’est que cette activité physique est un passage quasi obligé dans une fratrie.
Ce que j’ai appris en devenant maman : les (vrais) bienfaits de la bagarre
Chez nous, ça donne souvent ça : après l’école, ils ont une énergie à revendre. Et parfois, cette énergie se transforme en jeu de bagarre. Ce que j’ai observé, c’est que ça leur permet de se réguler. Ils évacuent leur excitation, leur frustration de la journée. C’est comme une soupape.
En les regardant, je vois aussi qu’ils apprennent. Ils testent leur force, leur équilibre. Ils comprennent petit à petit ce qui fait rire l’autre et ce qui peut faire mal. Entre nous, parents, c’est aussi une occasion incroyable pour eux d’apprendre le consentement. « Stop ! », « Ça suffit ! »… Ces mots, ils les utilisent dans le jeu et ça leur sert ensuite dans la cour de récré.
Et puis, il y a ce moment après la bagarre, où ils sont tous les deux écroulés de rire, complices. Ces liens affectifs qui se tissent dans le chaos, c’est précieux.
Mon rôle de maman : quand laisser faire, quand intervenir ?
La ligne est fine, je ne vais pas vous mentir. Je ne suis pas du genre à intervenir au premier cri. Mais je reste toujours à portée d’oreille. Dans mon quotidien avec les enfants, j’ai repéré des signaux d’alerte qui me disent que le jeu a dérapé :
- Quand les rires se transforment en pleurs ou en cris de colère.
- Quand l’un dit clairement « non » ou « arrête » et que l’autre continue.
- Quand la différence d’âge (et donc de force) devient trop grande et que ce n’est plus équitable.
- Quand la bagarre semble être la seule façon dont ils interagissent.
Dans ces cas-là, j’interviens. Pas en hurlant, mais en posant un cadre. Je vous le dis franchement, ma phrase fétiche est : « C’est un jeu, je comprends, mais vous vous souvenez de la règle ? On ne se fait pas mal pour de vrai. » Parfois, ça suffit à les calmer. Parfois, il faut les séparer physiquement et proposer autre chose.
L’équilibre parental : ni gendarme, ni spectateur absent
Ce que j’ai appris en devenant maman de trois, c’est qu’il faut trouver cette posture d’adulte sécurisant. Je ne bannis pas ces jeux turbulents, car ils ont leur utilité. Mais je ne les encourage pas non plus activement. Je fais confiance à mes enfants pour gérer leur jeu, tout en étant présente pour garantir la sécurité de chacun.
La réalité, c’est que la parentalité, c’est souvent ça : observer, ajuster, et intervenir au bon moment. Sans filtre. Entre nous, certains jours, je gère ça mieux que d’autres. L’important, c’est de rester à l’écoute de ses enfants et de son propre instinct de parent. Parce qu’au-delà des règles, c’est souvent lui qui nous guide le mieux dans ce joyeux bazar.
Mère de trois enfants (1 an, 5 ans et 7 ans), je jongle quotidiennement entre les biberons, les devoirs et les crises de nerfs. Après plusieurs années à naviguer entre couches et cahiers d’école, j’ai décidé de partager mon expérience de maman imparfaite mais investie. Mon objectif ? Accompagner d’autres parents dans cette aventure folle qu’est la parentalité, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité.
