Congé Parental 2026 : Montant, Date et Démarches | Guide

Temps de lecture estimé : 13 minutes

Points clés à retenir

  • Le congé de naissance 2026 offre 1-2 mois par parent indemnisés à 70% puis 60% du salaire net, contre 456€/mois avec le PreParE actuel
  • Entrée en vigueur légale au 1er janvier 2026, application technique courant 2026 après publication du décret d’application
  • Accessible aux deux parents (égalité parentale), salariés privé et public, avec possibilité de fractionnement et prise simultanée ou alternée
  • Le PreParE n’est pas supprimé : les deux dispositifs coexistent, permettant de choisir selon sa situation (congé court bien rémunéré vs congé long faiblement indemnisé)
  • Pour un salaire de 2500€ net, l’indemnisation sera de 1750€ le 1er mois et 1500€ le 2ème, soit 3,8 fois plus que le PreParE

Congé parental 2026 : tout savoir sur le nouveau congé de naissance

Le congé parental 2026 marque un tournant majeur pour les familles françaises. Vous attendez un enfant en 2026 et vous vous interrogez sur vos droits ? La réforme votée en décembre 2025 bouleverse le paysage du congé parental avec la création d’un nouveau congé de naissance bien mieux rémunéré que l’ancien système. Concrètement, chaque parent pourra désormais prendre 1 à 2 mois de congé indemnisés à 70% puis 60% du salaire net, contre seulement 456€ par mois avec le dispositif PreParE actuel.

Cette réforme répond à un constat alarmant : aujourd’hui, seulement 0,8% des pères prennent un congé parental, principalement en raison d’une rémunération trop faible. Avec le nouveau congé de naissance 2026, l’objectif est clair : encourager l’égalité parentale et permettre aux deux parents de s’investir pleinement dans les premiers mois de vie de leur enfant.

Dans ce guide complet, vous allez découvrir la date d’entrée en vigueur exacte, qui peut en bénéficier (salariés, fonctionnaires, cas particuliers), le montant précis de l’indemnisation avec des exemples chiffrés, les démarches à suivre auprès de votre employeur, et surtout ce qui change vraiment par rapport au système actuel. Que vous soyez futur parent ou professionnel RH, voici tout ce qu’il faut savoir sur le congé parental 2026.

Qu’est-ce que le nouveau congé de naissance 2026 ?

Le congé de naissance 2026, officiellement appelé « congé supplémentaire de naissance », est un nouveau dispositif créé par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026. Contrairement au congé parental actuel (PreParE) qui dure jusqu’à 3 ans mais verse seulement 456€ par mois, ce nouveau congé offre 1 à 2 mois d’arrêt de travail indemnisés à hauteur de 70% puis 60% du salaire net.

À ne pas confondre : Le congé de naissance de 3 jours (événement familial) reste en place. Le nouveau « congé supplémentaire de naissance » est un dispositif distinct qui s’ajoute aux congés maternité et paternité existants.

D’ailleurs, cette réforme s’inscrit dans une volonté politique affichée par Emmanuel Macron en janvier 2024 sous le terme de « réarmement démographique ». L’idée ? Rendre la France plus attractive pour les jeunes parents en améliorant concrètement leurs conditions de vie au moment de l’arrivée d’un enfant.

Mais attention : le PreParE n’est pas supprimé. Les deux dispositifs coexistent désormais. Vous pourrez donc choisir entre un congé court mais bien rémunéré (congé de naissance) ou un congé long faiblement indemnisé (PreParE), selon votre situation familiale et financière.

Concrètement, le congé de naissance se prend à la suite du congé maternité (pour la mère) ou du congé paternité de 28 jours (pour le père). Il vient donc compléter la chronologie des congés parentaux :

  • Congé maternité — 16 semaines pour un premier enfant (6 semaines avant + 10 semaines après l’accouchement)
  • Congé paternité — 28 jours calendaires (dont 4 jours obligatoires à prendre dans les 6 mois)
  • NOUVEAU : Congé de naissance — 1 à 2 mois par parent, fractionnable, à prendre dans un délai défini par décret

Le contexte est simple : aujourd’hui, les pères français sont parmi les moins impliqués d’Europe dans les congés parentaux. Selon l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE), seuls 0,8% des pères prennent le PreParE, contre 98% des mères. Pourquoi ? Principalement parce que 456€ par mois, c’est insuffisant pour compenser la perte de salaire dans la plupart des foyers.

Avec le nouveau congé parental 2026, cette barrière financière devrait largement diminuer. Franchement, pour un salaire de 2500€ net, toucher 1750€ le premier mois change complètement la donne par rapport aux 456€ du PreParE.

Quand entre en vigueur le congé de naissance 2026 ?

La date légale d’entrée en vigueur du congé de naissance est le 1er janvier 2026. Le PLFSS 2026 a été adopté définitivement le 16 décembre 2025 par l’Assemblée nationale et le Sénat, actant officiellement cette réforme.

Mais voilà le hic : l’application technique concrète n’interviendra que « courant de l’année 2026 » selon les annonces du ministère de la Santé. Pourquoi ce décalage ? Parce qu’un décret d’application doit encore préciser les modalités pratiques : délai de prévenance exact, conditions de fractionnement, formulaires CPAM, systèmes informatiques des caisses d’assurance maladie, etc.

Bon à savoir : Le gouvernement a garanti que tous les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026 pourront bénéficier du congé de naissance dès sa mise en place technique, même si celle-ci intervient quelques mois plus tard. Le droit est acquis dès la naissance, avec effet rétroactif.

Historiquement, cette date du 1er janvier 2026 est le résultat d’un bras de fer législatif. Initialement, le Sénat voulait repousser l’entrée en vigueur au 1er juillet 2027 pour des raisons budgétaires. L’Assemblée nationale a finalement imposé le 1er janvier 2026, considérant que les familles ne pouvaient pas attendre 18 mois supplémentaires.

En vrai, si votre enfant naît en janvier ou février 2026, vous devrez probablement patienter quelques semaines ou mois avant de pouvoir déposer votre demande officielle auprès de la CPAM. Mais rassurez-vous : vous ne perdrez aucun droit. Le délai de prise du congé (probablement plusieurs mois après la naissance) devrait vous laisser le temps nécessaire.

Le décret d’application est attendu pour le premier trimestre 2026. C’est ce texte qui fixera définitivement :

  • Le délai exact de prévenance de l’employeur (entre 15 jours et 1 mois selon les premières indications)
  • Les modalités précises de fractionnement (peut-on couper en 2 périodes d’1 mois chacune ?)
  • Le délai maximum pour prendre le congé après la naissance
  • Les formulaires et justificatifs à fournir à la CPAM

Qui peut bénéficier du congé parental 2026 ?

Le nouveau congé de naissance 2026 est conçu pour être aussi inclusif que possible. Contrairement au PreParE qui nécessite une ancienneté professionnelle, le congé supplémentaire de naissance est accessible à tous les parents salariés, fonctionnaires et agents publics, à une seule condition : avoir épuisé leur congé maternité, paternité ou d’adoption.

Les deux parents peuvent en bénéficier, et c’est justement là toute la philosophie de cette réforme. Mère et père ont exactement les mêmes droits : chacun peut prendre 1 à 2 mois, soit potentiellement 4 mois cumulés pour le foyer (2 mois + 2 mois). L’objectif est de promouvoir l’égalité parentale en rendant financièrement viable la prise de congé par les pères.

Statut professionnelÉligibilitéConditions spécifiques
Salarié secteur privé OuiAvoir épuisé congé maternité/paternité
Fonctionnaire titulaire OuiIdem, accessible aussi aux agents stagiaires
Contractuel fonction publique OuiMême dispositif que secteur privé
Travailleur indépendant À confirmerDécret attendu (non tranché à ce jour)
Parent isolé (famille monoparentale) OuiDurée non doublée selon ministère
Couple de même sexe OuiChaque parent peut en bénéficier
Parent adoptant OuiAprès épuisement du congé d’adoption

D’ailleurs, pour les fonctionnaires, c’est une vraie nouveauté : ils bénéficient exactement des mêmes conditions que le secteur privé, avec indemnisation par la CPAM (et non par leur administration). Cela uniformise enfin les règles entre public et privé.

Attention cependant à un cas particulier : les familles monoparentales. Selon les premières annonces du ministère de la Santé, le parent seul aurait droit à 1 ou 2 mois (comme tout le monde), mais la durée ne serait pas automatiquement doublée à 4 mois comme on aurait pu l’imaginer. Cette précision devra être confirmée par le décret d’application.

Quant aux travailleurs indépendants (auto-entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants), leur éligibilité reste floue à ce stade. Le PLFSS 2026 ne les mentionne pas explicitement. Selon Mes-Allocs, leur inclusion n’est « pas encore tranchée » et dépendra des arbitrages budgétaires finaux. En toute logique, ils devraient être concernés à terme, mais peut-être pas dès janvier 2026.

Durée et modalités du nouveau congé parental

Concrètement, comment ça marche ? Chaque parent a le choix entre 1 mois ou 2 mois de congé. Pas d’obligation de prendre les 2 mois : vous décidez librement selon votre situation personnelle et professionnelle.

Si les deux parents prennent le maximum (2 mois chacun), le foyer bénéficie de 4 mois de présence parentale cumulée après le congé maternité/paternité. C’est un vrai gain de temps pour s’occuper du bébé avant le retour au travail ou la recherche d’un mode de garde.

Le fractionnement est une option particulièrement intéressante : vous pourrez couper votre congé en 2 périodes d’1 mois chacune. Par exemple, prendre 1 mois juste après le congé paternité, puis un second mois 2-3 mois plus tard. Les modalités précises (délai entre les deux périodes, formalités) seront fixées par le décret d’application.

Autre flexibilité majeure : la prise simultanée. Les deux parents peuvent prendre leur congé de naissance en même temps si c’est leur choix. Inversement, ils peuvent aussi alterner pour couvrir une période continue plus longue. Franchement, cette souplesse permet vraiment d’adapter le dispositif à chaque situation familiale.

ParentType de congéDuréeDates estiméesRemarques
MamanCongé maternité16 semainesMars – Juin 20266 sem. avant + 10 sem. après
Congé naissance (1ère période)1 moisJuillet 2026Fractionnement choisi
Congé naissance (2ème période)1 moisOctobre 2026Reprise temporaire entre les 2
PapaCongé naissance (3 jours)3 joursMars 2026Événement familial
Congé paternité28 joursJuin – Juillet 2026À prendre dans les 6 mois
Congé naissance supplémentaire2 moisJuillet – Septembre 2026Directement après paternité
Total présence parentale : 7 mois (maternité 4 mois + paternité 1 mois + congés naissance 2+2 mois)

Prenons un exemple concret : Sophie et Marc attendent leur premier enfant pour mars 2026. Sophie prend son congé maternité de 16 semaines (mars à juin). Marc prend ses 28 jours de congé paternité début juillet. Ensuite, ils décident tous les deux de prendre 2 mois de congé de naissance en alternance. Marc commence en juillet-août (2 mois), puis Sophie reprend en septembre-octobre (2 mois fractionnés). Résultat : leur bébé est gardé par un parent jusqu’à ses 7 mois, avant l’entrée en crèche.

Quant au délai de prise, le décret devrait fixer une deadline (probablement 6 mois ou 1 an après la naissance) pour utiliser ce droit. Vous ne pourrez pas attendre que votre enfant ait 2 ans pour prendre votre congé de naissance : l’objectif est bien d’accompagner les premiers mois de vie.

Indemnisation : quel montant pour le congé parental 2026 ?

C’est LA question qui intéresse tout le monde : combien allez-vous toucher concrètement ? Le système d’indemnisation du congé de naissance 2026 est simple mais dégressif :

  • 1er mois : 70% du salaire net
  • 2ème mois : 60% du salaire net

Ces indemnités journalières sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), pas par votre employeur. Le calcul se base sur vos revenus d’activité des mois précédant la naissance, ramenés à une valeur journalière.

Important : ces pourcentages s’appliquent dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Concrètement, le plafond mensuel de la Sécurité sociale en 2026 est estimé à environ 3700€ (valeur indicative, le montant exact sera publié début 2026). Si vous gagnez plus, votre indemnisation sera plafonnée.

Salaire net mensuel1er mois (70%)2ème mois (60%)Total 2 mois
1 500 € (SMIC)1 050 €900 €1 950 €
2 500 €1 750 €1 500 €3 250 €
3 500 €2 450 €2 100 €4 550 €
5 000 € (au-delà du plafond)~2 590 € (plafonné)~2 220 € (plafonné)~4 810 €

Note : les montants pour 5000€ sont estimés selon le plafond SS 2026 (~3700€). Le calcul exact sera confirmé par le décret d’application.

Bon à savoir : Contrairement au PreParE qui verse un montant forfaitaire de 456€ par mois quel que soit votre salaire, le nouveau congé de naissance est proportionnel à vos revenus. Pour un salaire de 2500€ net, vous toucherez 1750€ le premier mois, soit 3,8 fois plus que le PreParE !

En vrai, cette revalorisation change complètement la donne. Pour un foyer où les deux parents gagnent 2500€ net chacun, prendre simultanément 1 mois de congé représente une perte de revenu de 1500€ (au lieu de 4088€ avec le PreParE). C’est beaucoup plus acceptable financièrement.

Le calcul précis sera le suivant : la CPAM prend votre salaire net des 3 ou 12 derniers mois (selon les règles du Code de la Sécurité sociale), le ramène à un montant journalier, applique 70% ou 60% selon le mois, et verse cette indemnité journalière pour chaque jour calendaire du congé.

Attention : votre employeur n’a aucune obligation de compléter cette indemnisation (sauf si votre convention collective le prévoit). Renseignez-vous auprès de votre service RH pour savoir si un maintien de salaire partiel ou total est prévu dans votre entreprise.

Comment demander le congé de naissance ? Démarches et délais

Le congé de naissance est un droit pour le salarié : votre employeur ne peut pas le refuser. Cependant, vous devez respecter certaines formalités et délais de prévenance.

Selon les premières indications du PLFSS 2026, le délai de prévenance sera compris entre 15 jours et 1 mois avant la date de début souhaitée. Le décret d’application précisera le délai exact. Ce délai pourra être réduit si vous prenez le congé immédiatement à la suite de votre congé paternité (enchaînement direct).

Voici les informations que vous devrez communiquer à votre employeur :

  • Date de début du congé — Précisez le jour exact où vous souhaitez commencer
  • Durée choisie — 1 mois ou 2 mois
  • Fractionnement éventuel — Si vous souhaitez couper en 2 périodes d’1 mois, indiquez les dates de chaque période
  • Justificatifs — Acte de naissance de l’enfant ou certificat médical (pour demande avant la naissance)

Conseil pratique :

  • Envoyez votre demande par lettre recommandée avec accusé de réception ou email professionnel avec accusé
  • Conservez une copie de tous vos échanges
  • Contactez votre CPAM dès que possible pour constituer votre dossier d’indemnisation
  • Vérifiez si votre convention collective prévoit un maintien de salaire

Pendant votre congé de naissance, votre contrat de travail est suspendu : vous ne pouvez pas travailler (même partiellement), mais vous conservez tous vos droits (ancienneté, protection contre le licenciement, retour au même poste ou équivalent). D’ailleurs, l’employeur ne peut pas rompre votre contrat pendant cette période, sauf faute grave sans lien avec le congé ou impossibilité de maintenir le contrat pour motif économique.

Les démarches auprès de la CPAM seront précisées par décret. Vous devrez probablement fournir :

  1. Un formulaire de demande d’indemnités journalières
  2. L’acte de naissance de votre enfant
  3. Une attestation employeur confirmant le congé
  4. Vos bulletins de salaire récents (pour calcul de l’indemnisation)

Le délai maximum pour prendre votre congé après la naissance sera fixé par décret (probablement 6 mois ou 1 an). Passé ce délai, le droit sera perdu. Vous ne pourrez donc pas « économiser » ce congé pour le prendre quand votre enfant aura 2 ou 3 ans.

Congé parental 2026 vs ancien système : ce qui change

Beaucoup de futurs parents se demandent : « Mais alors, le PreParE est supprimé ? » La réponse est non. L’ancien congé parental (PreParE – Prestation Partagée d’Éducation de l’Enfant) continue d’exister en parallèle du nouveau congé de naissance. Les deux dispositifs coexistent, et vous pouvez en théorie basculer de l’un à l’autre (sous réserve des conditions fixées par le décret).

Mais concrètement, quelles sont les différences majeures entre ces deux systèmes ?

CritèrePreParE (ancien système)Congé de naissance 2026 (nouveau)
Durée maximaleJusqu’à 3 ans de l’enfant1 à 2 mois par parent
Indemnisation456,06€/mois (forfait fixe)70% puis 60% du salaire net
Public concerné98% de femmes, 0,8% d’hommesÉgalitaire (chaque parent)
FractionnementPossible (arrêts/reprises multiples)Oui (2 périodes d’1 mois max)
Condition d’accèsAncienneté prof. requise (8 trimestres)Avoir épuisé congé mat/pat/adoption
Organisme payeurCAFCPAM
Impact carrièreFort (jusqu’à 3 ans d’absence)Faible (1-2 mois)

Les avantages du nouveau congé de naissance sont évidents :

  • Meilleure rémunération — Pour la majorité des salaires, 70% du net représente 3 à 5 fois plus que les 456€ du PreParE
  • Retour rapide à l’emploi — 1-2 mois d’absence au lieu de plusieurs années, limitant l’impact sur votre carrière
  • Partage père/mère encouragé — Grâce à l’indemnisation correcte, les pères seront davantage incités à s’impliquer
  • Souplesse — Fractionnement possible, prise simultanée ou alternée selon les besoins du couple

Les avantages du PreParE (qui reste en vigueur) :

  • Durée longue — Adapté si vous n’avez pas de mode de garde disponible ou si vous souhaitez une pause longue dans votre carrière
  • Jusqu’à 3 ans — Permet de rester avec l’enfant jusqu’à son entrée en maternelle
  • Temps partiel possible — Vous pouvez cumuler PreParE + activité à temps partiel (contrairement au congé de naissance qui impose un arrêt total)

Franchement, le choix entre les deux dépend de votre situation :

  • Vous privilégiez le maintien de revenus → Congé de naissance 2026
  • Vous n’avez pas de mode de garde et souhaitez rester longtemps avec votre enfant → PreParE
  • Vous voulez limiter l’impact sur votre carrière → Congé de naissance 2026
  • Vous êtes père et votre salaire est moyen/élevé → Congé de naissance 2026 (enfin financièrement viable)

La question du cumul entre les deux dispositifs reste à clarifier. Pourrez-vous prendre 2 mois de congé de naissance, puis basculer sur le PreParE ensuite ? Théoriquement oui, mais les modalités exactes (délai, formalités) seront précisées par décret. En attendant, renseignez-vous auprès de votre CAF et de votre CPAM.

Questions Fréquentes

Le congé parental de 3 ans est-il supprimé en 2026 ?

Non, le congé parental actuel (PreParE) n’est pas supprimé et coexiste avec le nouveau congé de naissance. Les deux dispositifs ont des objectifs différents : le PreParE permet une pause longue (jusqu’à 3 ans) faiblement rémunérée (456€/mois), tandis que le congé de naissance offre un arrêt court (1-2 mois) bien indemnisé (70% puis 60% du salaire net). Vous pouvez choisir celui qui correspond le mieux à votre situation familiale et financière. Certains parents pourraient même cumuler les deux : prendre d’abord le congé de naissance bien rémunéré, puis basculer sur le PreParE ensuite (modalités à confirmer par décret).

Quel est le montant exact de l’indemnisation du congé parental 2026 ?

Le 1er mois est indemnisé à 70% du salaire net, le 2ème mois à 60%, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Concrètement, pour un salaire de 2500€ net par mois, vous toucherez environ 1750€ le premier mois et 1500€ le second mois. Pour un SMIC (1500€ net), ce sera 1050€ puis 900€. Les hauts salaires (>3700€ net estimé) seront plafonnés autour de 2590€ le 1er mois et 2220€ le 2ème mois. Ces indemnités journalières sont versées par la CPAM, pas par votre employeur. Le calcul exact se base sur vos revenus d’activité des mois précédant la naissance.

Les pères ont-ils droit au nouveau congé de naissance ?

Oui, le nouveau congé de naissance est ouvert aux deux parents sans distinction, père comme mère. C’est justement l’un des objectifs majeurs de cette réforme : encourager l’égalité parentale en rendant financièrement viable la prise de congé par les pères. Aujourd’hui, seulement 0,8% des pères prennent le PreParE car 456€/mois est insuffisant pour la plupart des foyers. Avec une indemnisation à 70% puis 60% du salaire net, la barrière financière disparaît. Chaque parent peut prendre 1 à 2 mois, soit jusqu’à 4 mois cumulés pour le couple (2+2 mois). Les pères peuvent prendre ce congé directement après leur congé paternité de 28 jours ou plus tard, en simultané avec la mère ou en alternance.

Peut-on cumuler congé de naissance et congé parental (PreParE) ?

Les modalités de cumul entre le congé de naissance et le PreParE seront précisées par le décret d’application. En théorie, rien ne semble interdire de prendre d’abord le congé de naissance (1-2 mois bien rémunérés juste après le congé maternité/paternité), puis de basculer ensuite sur le PreParE si vous souhaitez prolonger votre arrêt sur une durée plus longue (jusqu’aux 3 ans de l’enfant). Cependant, les conditions exactes (délai entre les deux, formalités, compatibilité) restent à clarifier. D’ailleurs, contactez votre CPAM et votre CAF dès la publication du décret pour connaître vos options précises selon votre situation.

Quand sera mis en place le congé de naissance 2026 ?

La date légale d’entrée en vigueur est le 1er janvier 2026, mais l’application technique interviendra « courant de l’année 2026 » selon le ministère de la Santé. Le PLFSS 2026 a été adopté définitivement le 16 décembre 2025, actant la création du dispositif. Cependant, le décret d’application (qui fixe les modalités pratiques, formulaires CPAM, systèmes informatiques) est attendu pour le 1er trimestre 2026. Le gouvernement a garanti que tous les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026 pourront bénéficier du congé rétroactivement, même si le dispositif opérationnel tarde de quelques mois. Votre droit est acquis dès la naissance.

Quelle est la différence entre le congé de naissance de 3 jours et le congé supplémentaire ?

Le congé de naissance de 3 jours est un congé pour événement familial existant depuis longtemps, tandis que le congé supplémentaire de naissance est le nouveau dispositif 2026 de 1 à 2 mois indemnisé. Ces deux congés sont totalement distincts et cumulables. Les 3 jours (parfois appelés « congé naissance ») peuvent être pris immédiatement autour de la naissance et sont rémunérés par l’employeur (maintien de salaire). Le « congé supplémentaire de naissance » créé en 2026 est un arrêt de 1 à 2 mois indemnisé par la CPAM à 70% puis 60% du salaire net, à prendre après le congé paternité. En vrai, il ne faut pas confondre : un père peut donc cumuler 3 jours de congé naissance + 28 jours de congé paternité + 1 ou 2 mois de congé supplémentaire de naissance.

Le congé de naissance est-il obligatoire ?

Non, le congé de naissance est un droit pour le salarié, pas une obligation. Chaque parent est totalement libre de le prendre ou non, pour 1 mois ou 2 mois, selon ses choix personnels et professionnels. L’employeur ne peut pas vous obliger à prendre ce congé (ce n’est pas comme les 4 jours de congé paternité obligatoires). Inversement, si vous demandez à en bénéficier dans les délais requis (15 jours à 1 mois de prévenance), votre employeur ne peut pas refuser : c’est un congé « de droit ». Vous n’avez pas à justifier votre choix ni à négocier. Il suffit de respecter les formalités et délais fixés par le décret d’application.

Comment demander le congé de naissance à son employeur ?

Vous devez informer votre employeur par écrit entre 15 jours et 1 mois avant la date de début souhaitée, en précisant la durée (1 ou 2 mois) et un éventuel fractionnement. Envoyez de préférence une lettre recommandée avec accusé de réception ou un email professionnel avec accusé, en joignant l’acte de naissance de votre enfant (ou un certificat médical si demande avant la naissance). Indiquez clairement : la date de début, la durée totale (1 ou 2 mois), et si vous fractionnez en 2 périodes d’1 mois, précisez les dates de chaque période. Conservez une copie de tous vos échanges. Contactez également votre CPAM pour constituer votre dossier d’indemnisation (formulaire de demande d’indemnités journalières, attestation employeur, bulletins de salaire récents). Le décret d’application précisera les formulaires et documents exacts à fournir.

Ce qu’il faut retenir sur le congé parental 2026

Le congé parental 2026 représente une avancée majeure pour les familles françaises. Avec une indemnisation à 70% puis 60% du salaire net (contre 456€ forfaitaires avec le PreParE), le nouveau congé de naissance rend enfin financièrement viable la prise de congé par les pères comme par les mères. Chaque parent peut désormais prendre 1 à 2 mois, soit jusqu’à 4 mois cumulés pour le foyer, avec possibilité de fractionner ou de prendre simultanément.

L’entrée en vigueur légale est fixée au 1er janvier 2026, avec une application technique effective courant 2026 après publication du décret. Tous les parents d’enfants nés à partir de janvier bénéficieront du dispositif rétroactivement. Le PreParE n’est pas supprimé et continue d’exister pour ceux qui souhaitent un arrêt long (jusqu’à 3 ans).

D’ailleurs, cette réforme s’inscrit dans une ambition politique claire : rééquilibrer la répartition des tâches parentales en France, encourager la natalité via le « réarmement démographique », et permettre aux jeunes parents de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale sans sacrifier leurs revenus.

Restez informé(e) des évolutions législatives et de la publication du décret d’application pour ne manquer aucune information sur vos droits. Le congé parental 2026 change vraiment la donne pour les futurs parents.

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