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À retenir
- Partage des frais : les mommunes permettent de réduire le coût de la vie en mutualisant loyer, courses et charges.
- Allègement de la charge mentale : en partageant les tâches et la garde des enfants, chaque maman respire un peu.
- Un modèle qui interroge : si certaines y voient une remise en cause de la famille traditionnelle, les mamans concernées y trouvent surtout une solution concrète.
Quand une amie devient presque une co-maman
Je vous le dis franchement, quand j’ai entendu parler des mommunes pour la première fois, j’ai eu un déclic. Ces histoires de mamans célibataires qui décident de vivre ensemble, de partager un logement et d’élever leurs enfants en colocation, ça m’a tout de suite parlé. Bernie Sinclaire et Anabelle Gonzalez, par exemple, sont deux enseignantes du Bronx qui ont emménagé ensemble il y a deux ans. Chacune avec ses deux ou trois enfants, elles ont créé un foyer où les petits se considèrent comme des frères et sœurs, au point d’avoir inventé le mot “kidsune” pour désigner cette fratrie recomposée. Chez nous, avec trois enfants d’âges différents, je ne peux m’empêcher de penser que ce modèle pourrait bien répondre à beaucoup de nos difficultés.
Le coût de la vie, un vrai moteur
La réalité, c’est que le coût de la vie dans les grandes villes n’épargne personne. Aux États-Unis, élever un enfant coûte environ 300 000 dollars. Dans mon quotidien avec mes trois enfants, je sais ce que c’est que de devoir compter chaque euro, de renoncer à des activités ou à des vacances parce que le budget est trop serré. Les mommunes, c’est la réponse pragmatique à cette pression financière : on mutualise le loyer, les courses, les factures. Bernie Sinclaire le dit elle-même : si elle veut offrir une chambre à chaque enfant et leur payer des loisirs, elle a besoin de deux revenus. Cela évite de devoir compter sur un compagnon qui n’est pas toujours là.
Moins de solitude, plus de soutien
Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que la charge mentale est souvent plus lourde que les courses. Entre les biberons, les devoirs et les crises, on peut vite craquer. Dans une mommune, les mamans se relaient pour les tâches ménagères, la surveillance des devoirs et les urgences. Elles ont du temps pour elles, pour souffler. Bernie et Anabelle résument ça en quelques mots : “Moins de travail, plus de temps pour soi, plus de joie.” Pour une maman solo, ce genre de soutien logistique et émotionnel change tout. Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer le soulagement que ça apporterait.
Un modèle qui fait débat
Entre nous, parents, ce sujet suscite des réactions vives sur les réseaux sociaux. Certains y voient une façon de vivre “anti-hommes” ou un rejet de la famille traditionnelle. Mais les mamans concernées, comme Bernie, répondent simplement qu’il s’agit de trouver ce qui fonctionne le mieux pour leurs enfants. “Ce n’est pas anti-hommes, c’est une manière honnête de réfléchir”, insiste-t-elle. Sur TikTok et Instagram, leurs vidéos cumulent des millions de vues. Le hashtag #mommune inspire, interroge, parfois choque. Mais moi, je retiens surtout l’idée de ce “village moderne” dont elles parlent. Et si ce modèle venait un jour s’implanter en France ?
Mère de trois enfants (1 an, 5 ans et 7 ans), je jongle quotidiennement entre les biberons, les devoirs et les crises de nerfs. Après plusieurs années à naviguer entre couches et cahiers d’école, j’ai décidé de partager mon expérience de maman imparfaite mais investie. Mon objectif ? Accompagner d’autres parents dans cette aventure folle qu’est la parentalité, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité.
