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Points clés à retenir
- Courage maternel : Laetitia Masson s’inspire de son histoire personnelle pour filmer le quotidien d’une mère d’enfant handicapé, sans fard ni clichés.
- Société en échec : Le film dénonce l’inertie des institutions face aux besoins des familles, entre files d’attente interminables et manque de structures.
- Regard politique : Ulysse interroge notre façon de regarder — ou d’ignorer — les personnes handicapées en Europe en 2026.
Ulysse : un film qui me touche en plein coeur
Je vous le dis franchement, quand j’ai vu la bande-annonce d’Ulysse, le nouveau film de Laetitia Masson, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’aille le voir. Dans mon quotidien avec les enfants, entre les colères du petit dernier et les révisions du grand, j’ai souvent l’impression que ma vie est un marathon sans fin. Mais ce film m’a rappelé que pour certains parents, le parcours est encore plus semé d’embûches.
Le film suit Ulysse, un enfant en situation de handicap, et sa mère qui se bat pour lui trouver une place dans une société qui, trop souvent, détourne le regard. Stanislas Merhar et Élodie Bouchez incarnent les parents avec une intensité rare. Laetitia Masson, elle-même maman d’un enfant handicapé, livre un récit brut, sans concession, qui m’a secouée.
La douleur invisible des familles
Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que la parentalité est un combat permanent. Mais pour les parents d’enfants handicapés, ce combat est multiplié par mille. Le film dresse un portrait sans fard de ce quotidien : les rendez-vous médicaux à n’en plus finir, les regards gênés dans la rue, l’épuisement de devoir toujours se justifier.
Entre nous, parents, je suis sortie de la salle de cinéma avec une boule dans la gorge. La réalité, c’est que le système est trop souvent défaillant. Le film montre comment les institutions peinent à répondre aux besoins, laissant les familles livrées à elles-mêmes. C’est un cri de colère et un appel à plus d’humanité.
Handicap et société : un film politique
Ulysse est bien plus qu’un drame familial. C’est un film politique, car il questionne notre regard collectif sur le handicap. Laetitia Masson l’a déclaré : « Ce film interroge frontalement la manière dont nos sociétés européennes regardent — ou refusent de regarder — les personnes handicapées. »
Chez nous, ça donne souvent des discussions animées. Mon mari et moi, on se demande comment on ferait si l’un de nos enfants avait besoin d’un accompagnement particulier. Le film ne donne pas de réponse facile, mais il pose les bonnes questions : que faisons-nous, en tant que citoyens, pour une inclusion réelle ? Sommes-nous prêts à changer nos habitudes ?
Une critique unanime pour une oeuvre engagée
La critique est dithyrambique. On parle d’un film « convaincant et émouvant », qui sort des sentiers battus des téléfilms pédagogiques habituels. France Culture salue une œuvre « aussi lucide que lumineuse ». Le Figaro y voit « un truc en plus » pour le handicap au cinéma.
Moi, ce qui m’a marqué, c’est la puissance du regard. Laetitia Masson évite tout misérabilisme. Elle montre la force, l’amour, mais aussi la fatigue immense. Son propre fils a accepté de jouer le rôle principal, ce qui ajoute une couche de vérité au film. On sent que chaque scène est vécue, pas jouée.
Ce que ce film m’inspire dans mon quotidien
En sortant de la séance, je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à ma propre vie de maman. Bien sûr, mes galères sont dérisoires à côté de ce que vivent certains parents. Mais ce film m’a donné une leçon d’humilité et d’empathie.
La réalité, c’est que nous avons tous un rôle à jouer pour une société plus inclusive. Je me suis promise d’être plus vigilante : écouter, ne pas juger, proposer mon aide. Et surtout, parler de ce film autour de moi, pour que le message porte.
Ulysse sort en salles ce mois-ci. Si vous voulez un film qui vous prend aux tripes, qui vous fait réfléchir et qui célèbre la force des mères, courez le voir. Et après, parlons-en entre parents — c’est comme ça qu’on fera bouger les lignes.
Harmonie Lugrin, maman de trois enfants et passionnée de cinéma engagé
Mère de trois enfants (1 an, 5 ans et 7 ans), je jongle quotidiennement entre les biberons, les devoirs et les crises de nerfs. Après plusieurs années à naviguer entre couches et cahiers d’école, j’ai décidé de partager mon expérience de maman imparfaite mais investie. Mon objectif ? Accompagner d’autres parents dans cette aventure folle qu’est la parentalité, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité.
