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Points clés à retenir
- La peur du noir n’est pas logique : c’est l’imaginaire qui s’emballe quand les repères visuels disparaissent.
- Valider l’émotion : dites « Je vois que ton imagination travaille » plutôt que de nier la peur.
- Un rituel simple et régulier : la répétition rassure plus que la sophistication.
Peur du noir chez l’enfant : la phrase d’une psy qui change tout
« Mais regarde, il n’y a personne sous le lit. » « Tu sais bien que les monstres n’existent pas. » Ces phrases, je les ai prononcées tellement de fois, tard le soir, épuisée, en espérant que cette fois-ci, elles suffiraient. Mais chaque soir, la peur revient. Je vous le dis franchement, j’ai longtemps cru que c’était une question de logique. Jusqu’à ce que je découvre ce que m’a expliqué une psychologue. Les explications rationnelles ne suffisent pas. Un enfant ne cherche pas qu’on lui prouve que sa peur est infondée. Il cherche surtout à savoir s’il pourra la traverser sans être seul.
Pourquoi la logique ne marche pas
La peur du noir n’est pas une peur du noir en soi. Dans mon quotidien avec les enfants, j’ai compris que le noir agit comme un écran de cinéma. Quand les repères visuels disparaissent, toute l’imagination projette des choses. Ce qui se passe à ce moment-là, c’est que la maison ralentit. Les écrans s’éteignent, je quitte la chambre. Et l’enfant se retrouve soudainement face à lui-même. Son monde intérieur peut être très peuplé.
Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que le monstre n’est pas toujours sous le lit. Il est plus souvent à chercher du côté des inquiétudes, des émotions de la journée qui cherchent encore à se poser, ou même de l’anticipation du lendemain. La réalité, c’est que la peur du noir est rarement rationnelle, et c’est normal.
La phrase qui apaise vraiment
Plutôt que de chercher à convaincre mon enfant que sa peur est infondée, j’utilise maintenant une formule différente : « Je vois que ce soir, ton imagination travaille beaucoup. Est-ce que tu es en sécurité ? Je suis là pour t’aider à retrouver ton calme. » Cette phrase est efficace parce qu’elle reconnaît ce que vit l’enfant, sans confirmer le danger. Elle ne nie pas la peur, elle la valide, tout en rappelant deux choses essentielles : il est en sécurité, et il n’est pas seul.
Entre nous, parents, les enfants n’ont pas besoin qu’on enlève totalement leur peur. Ils ont surtout besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls pour la traverser. Chez nous, ça donne des soirées plus apaisées, même si le coucher reste parfois un défi.
Un petit rituel rassurant
Au-delà de cette phrase, instaurer un rituel du soir peut tout changer. Il ne s’agit pas de faire quelque chose de sophistiqué, bien au contraire. Une petite routine rassurante et répétée soir après soir. Ce n’est pas la complexité qui compte, c’est la régularité. Un geste simple, toujours le même, qui signale à l’enfant que le moment est prévisible, balisé, sécurisé.
Ce que l’enfant cherche dans le noir, ce n’est pas une démonstration. C’est une présence. Chaque émotion est importante, et ce qui compte, c’est que l’enfant sente qu’il peut la traverser accompagné. Je vous le dis franchement, depuis que j’ai adopté ces petites habitudes, les nuits sont bien plus douces à la maison. Alors, prêts à essayer ?
Article écrit en collaboration avec Cindy Felio, psychologue.
Mère de trois enfants (1 an, 5 ans et 7 ans), je jongle quotidiennement entre les biberons, les devoirs et les crises de nerfs. Après plusieurs années à naviguer entre couches et cahiers d’école, j’ai décidé de partager mon expérience de maman imparfaite mais investie. Mon objectif ? Accompagner d’autres parents dans cette aventure folle qu’est la parentalité, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité.
