Psychose puerpérale : un témoignage sur le post-partum difficile

Temps de lecture : 4 min

Points clés à retenir

  • Psychose puerpérale : une maladie grave qui survient souvent après l’accouchement, avec hallucinations et extrême anxiété.
  • Importance du soutien : Jade Lloyd a été placée en soins psychiatriques, mais a pu se rétablir grâce à une prise en charge adaptée.
  • Rétablissement possible : après des semaines difficiles, elle a retrouvé sa fille et sa famille, montrant que l’aide professionnelle est cruciale.

Un accouchement traumatique

Je vous le dis franchement, quand j’ai lu l’histoire de Jade Lloyd, ça m’a serré le cœur. En février 2026, cette militante britannique pour la santé mentale des femmes a raconté dans un podcast son épisode de psychose puerpérale après la naissance de sa fille Penelope, en 2020. Dans mon quotidien avec les enfants, je croise souvent d’autres parents qui minimisent leurs difficultés post-partum. Pourtant, la réalité, c’est que derrière chaque naissance se cache parfois un chemin semé d’embûches.

Jade a vécu un accouchement de près de trois jours, qui s’est terminé par l’utilisation de forceps. Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que ces souvenirs ne s’effacent pas si facilement. Elle raconte : « Je me souviens avoir pleuré dans les bras de ma mère et de mon mari, en leur disant que j’avais l’impression de les avoir déçues. » Chez nous, ça donne parfois des moments de doute similaires, mais ici, ça a dégénéré.

L’irruption des hallucinations

Entre nous, parents, on parle beaucoup de la fatigue, mais rarement de l’anxiété qui peut vriller. Jade a été victime d’une première crise psychotique quelques semaines après la naissance. En manque de sommeil, alors qu’elle allaitait sa fille en pleine nuit, elle a commencé à avoir des hallucinations. J’imagine cette scène : des cauchemars éveillés, la peur intenable. « Cela m’a amenée à penser que j’étais en prison et que j’y étais parce que j’avais tué ma fille », confie-t-elle. Elle a été placée en unité de soins psychiatriques, et les jours suivants ont été terrifiants.

Jade ajoute que les pensées intrusives sont devenues très fortes : « J’avais peur de pouvoir faire du mal à Penelope d’une manière ou d’une autre. » La réalité, c’est que cette maladie mentale grave touche souvent les jeunes mamans, mais on en parle si peu. Heureusement, elle a été bien soignée.

Un rétablissement possible

Après son passage en soins, Jade a pu retrouver sa fille et son mari, et reprendre une vie normale. Ce que j’ai appris en devenant maman, c’est que la santé mentale après l’accouchement doit être une priorité. Si vous traversez des moments difficiles, n’hésitez pas à demander de l’aide. Entre nous, parents, on a tous besoin de soutien, sans jugement.

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